Longyearbyen, effets réchauffement climatique

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Longyearbyen
Blason de Longyearbyen
Héraldique
Panorama de Longyearbyen.
Panorama de Longyearbyen.
Administration
Pays Drapeau de la Norvège Norvège
Comté Svalbard
Maire
Mandat
Christin Kristoffersen ( Ap )
2015-2019
Démographie
Population 2 115 hab. (2015)
Densité 8,7 hab./km 2
Géographie
Coordonnées 78 ° 13 ‘nord, 15 ° 39’ est
Superficie 24 286 ha = 242,86 km 2
Localisation
Image illustrative de l'article Longyearbyen

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Longyearbyen
Liens
Site Web http://www.lokalstyre.no/

Longyearbyen est la capitale administrative du Svalbard au nord de la Norvège. Cet archipel dont la plus grande île est le Spitzberg comptait environ 2 115 habitants en 2015.

Géographie

Longyearbyen est située sur l’île principale de l’archipel du Svalbard, appelée Spitzberg. Ce dernier nom est d’ailleurs souvent utilisé pour désigner le Svalbard. Elle est le deuxième lieu habité le plus au nord (le premier étant Ny-Ålesund, également dans le Svalbard), et la capitale territoriale la plus nordique de la planète.

Située sur la rive sud de l’Adventfjorden, non loin de sa confluence avec l’Isfjorden, dans la vallée Longyeardalen, encadrée par Gruvefjellet à l’est et Plateaufjellet à l’ouest, et traversée par la rivière Longyear-Elva.

La ville est formellement divisée en quartiers : Nybyen, Sverdrupbyen, Haugen, Gruvedalen, Sjømrådet, Skæringa. Longyearbyen est une des localités les plus nordiques du monde et peut être considérée comme la ville la plus septentrionale de la Terre si l’on admet qu’elle regroupe une population assez importante pour constituer une ville.

Climat

Longyearbyen appartient à la zone des climats polaires, avec des « étés » frais et des hivers longs et froids. Les étés dans la ville sont frais, avec des températures moyennes peu élevées tournant autour de 7 °C en juillet. Les hivers à Longyearbyen sont très froids avec des températures moyennes assez basses : de − 21 °C en février. La ville voit moins de 300 mm de précipitations par an, dont la plus grande partie est sous forme de neige.

Les hivers y sont d’environ 20 degrés plus « doux » qu’aux latitudes similaires dans d’autres parties du monde grâce au courant océanique chaud de la dérive nord atlantique issue du Gulf Stream qui maintient également des températures relativement douces en Europe occidentale et en Islande. Des redoux spectaculaires peuvent se produire en toute saison puisqu’il peut pleuvoir tous les mois de l’année, même pendant la nuit polaire. De plus, les relevés météorologiques montrent un très fort redoux des hivers depuis les années 1915 à 1920 d’environ 8 degrés alors que les étés connaissent des températures plus stables. Le record de douceur a été établi le 16 juillet 1979 avec 21,3 degrés alors que le record de froid est − 46,3 degrés le 4 mars 1986. Des relevés météorologiques plus anciens indiquent un record de froid de − 49,2 °C le 28 mars 1917 près de Barentsburg.

La caractéristique la plus notable du climat de Longyearbyen est le manque de lumière pendant plus de quatre mois – la période hivernale – et beaucoup de lumière avec un Soleil qui ne se couche pas pendant l’été. En effet, la nuit polaire commence le 26 octobre et se termine le 16 février alors que le Soleil de minuit se montre du 19 avril au 24 août.

Mois jan. fév. Mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne ( ° C ) -18,6 -19,4 -17,5 -15 -5,6 0,9 4,5 3,5 -1 -7,8 -11,9 -16,1 -8,6
Température moyenne (° C) -14,7 -15,3 -13,6 -11,3 -3,4 2,7 6,7 5,4 0,9 -5,3 -9 -12,8 -5,7
Température maximale moyenne (° C) -10,8 -11,2 -9,7 -7,6 -1,2 4,6 8,8 7,3 2,8 -2,8 -6 -9,4 -2,9
Record de froid (° C) -38,8 -43,7 -46,3 -39,1 -21,7 -8,4 -0,7 -3,9 -12,6 -20,8 -33,2 -35,6 -46,3
Record de chaleur (° C) 7,7 5,9 6,3 7,5 10,6 15,7 21,3 18,1 15,2 8,9 7,5 7,2 21,3
Précipitations ( mm ) 28,2 25,4 26,3 23,6 27,6 40,6 58,4 60,3 42,5 39,1 35,3 31,3 438,6
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Source: Le climat à Svalbard (en ° C et en mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1975)

Histoire

Naissance de la ville

Longyear City (actuelle Longyearbyen) en 1908.

La ville tire son nom de John Munro Longyear (1850-1922), homme d’affaires américain qui créa la ville en 1906 pour exploiter le charbon. Les Norvégiens ont racheté la ville et les mines en 1926. C’est la Store Norske Spitsbergen Kulkompani (SNSK) qui exploite les mines depuis. Fondée sous le nom de Longyear City, elle devint Longyearbyen en 1926 (by en norvégien, correspond à city en anglais et ville en français, et -en est l’article défini ; ainsi byen signifie la ville).

La population de Longyearbyen a été longtemps essentiellement masculine, parce qu’habitée très majoritairement par des mineurs. Au cours des dernières décennies, cette tendance a régressé, la proportion de femmes et d’enfants augmentant en contrepartie. La proportion d’enfants, d’adolescents, et de personnes âgées est, cependant, nettement moins élevée que sur le continent.

Cimetière réservé aux 29 tombes des mineurs morts
en février 1920 dans l’explosion de la mine no 1.
Le cimetière est situé à flanc de colline
juste au-dessous de la mine.

Longyearbyen fut construite en face de la toute première cité qui vit le jour au Spitzberg : Advent City, désormais abandonnée.Aujourd’hui, la plupart des mines autour de Longyearbyen ont cessé leur production, et seule la mine 7 reste encore en service pour une vingtaine d’années.Le plan de la ville fut entièrement remanié au début des années 1990, avec la construction d’un nouveau port, plus accessible, ainsi que de nombreux complexes liés au tourisme qui s’est nettement développé.

L’enseignement

En 1993, l’université la plus septentrionale du monde, l’UNIS, y a ouvert ses portes et accueille 250 étudiants de toutes nationalités venus y apprendre la biologie, la géologie, la géophysique ou la technologie arctique.

La Réserve mondiale de semences

Dans une ancienne mine située aux abords de l’aéroport, les autorités ont enfoui un conteneur renfermant plusieurs millions de graines d’espèces végétales, afin de les préserver en cas de catastrophe géologique ou nucléaire : le Svalbard Global Seed Vault, inauguré le 26 février 2008.

Le problème est qu’avec le réchauffement climatique, la hausse des températures a causé la fonte du permafrost naturel, qui est censée rester gelé toute au long de l’année. Cela a provoqué des inondations dans le hall d’entrée de quinze mètres de long. Les millions de graines,de riz, de maïs, de pommes de terre, de blé et autres stockées dans l’enceinte, resteront t-elles au sec encore encore bien longtemps ?

La conquête du pôle Nord

Durant la course à la conquête du pôle Nord, de nombreux explorateurs transitèrent par Longyearbyen avant de continuer leur aventure. On peut citer Roald Amundsen, Umberto Nobile, ou Albert Ier de Monaco, qui apporta beaucoup dans l’exploration de l’archipel et sa cartographie.

Vie locale

La vie à Longyearbyen devint dès lors plus agréable et, depuis quelques années, un festival de jazz est organisé au début du printemps, un festival de blues se tient à l’automne, ainsi que de nombreuses compétitions sportives durant l’hiver et le printemps.

Cependant, les lois locales restent parfois assez surprenantes1 :

les chats y sont interdits afin de préserver la faune aviaire de la région ;
il est obligatoire d’enlever ses chaussures avant d’entrer dans le moindre bâtiment ;
l’alcool est rationné ;
la ville limite l’installation de nouveaux administrés ;
les personnes qui y vivant et y perdent leur emploi sont chassées pas les autorités locales qui estiment, au regard des conditions de vie extrêmement délicates sur place, que chaque personne soit capable de subvenir à ses propres besoins ;
l’interdiction de mourir à Longyearbyen semble la règle la plus étrange, mais s’explique d’abord pour des raisons climatiques. Ainsi, les températures très souvent négatives qui y sont enregistrées empêchent la décomposition des cadavres dans le sol, gelé en permanence. C’est pour cette raison que la mairie a interdit à ses administrés de mourir dans la ville dès les années 1950. D’autres découvertes scientifiques et médicales renforcèrent le bien fondé de cette décision : comme en 1998, où une équipe de scientifiques canadiens menée par une géographe médicale Kirsty Duncan, ayant pour objectif de prélever des extraits de virus de la grippe espagnole de 1918, afin de les étudier et de prévenir d’éventuelles nouvelles épidémies, ont étudié les corps de personnes emportées par cette pandémie et qui furent enterrées dans le cimetière communal. 70 années après, les chercheurs retrouvèrent des particules du virus qui avait survécu dans les corps congelés.

Politique et administration

En mai 2011, Christin Kristoffersen remporte les élections municipales et devient maire de la commune de Longyearbyen. Elle est née le 28 août 1973 à Harstad et est membre du parti travailliste. Elle travaille à l’Université du Svalbard et devient membre du Conseil de la Commission scolaire, la Commission des opérations de la ville et de l’administration portuaire.

Après son élection, le conseil communautaire de Longyearbyen qu’elle préside, créa un comité de l’industrie en février 2012 avec Christin Kristoffersen à sa tête. En 2013, en collaboration avec le gouvernement norvégien, elle obtint des fonds nécessaires pour le développement et l’agrandissement du port dans le cadre du Plan national des transports du gouvernement

Éducation

Déjà dans les premières années d’exploitation de la Store Norske Spitsbergen Kulkompani, on donnait des cours à Longyearbyen pour cinq à dix enfants en 1919. Depuis l’automne de 1920, il crée le fonctionnement de l’école ordinaire dans une petite caserne à Skjæringa. La première année, il y a huit élèves et un enseignant dans cet espace de 12 m2. Quand la première église fut achevée en 1921, elle fut utilisée comme salle de lecture pour l’éducation, ajoutant ainsi une surface de 20 m2. En 1937, l’école fonctionnait à Longyearbyen.

En 1993, Longyearbyen est également doté de la plus septentrionale des universités au monde, l’université du Svalbard, accueillant entre 200 et 250 étudiants.

Transport

Itinéraires

Longyearbyen possède un réseau routier qui s’étend sur 50 kilomètres, mais qui ne permet pas de rejoindre d’autres communautés de l’archipel. En 2008, il y avait 1 481 véhicules inscrits et 49 % de la population avaient une voiture. Les véhicules sont immatriculées avec ZN sur les plaques d’immatriculation. Le seul atelier de réparation auto de Svalbard, est aussi un concessionnaire Toyota.

Voies maritimes

C’est sur, la région va gagner en végétation, la Méditerranée, elle, va en perdre. Le réchauffement climatique va faire des gagnants et des perdants. Mais est-il bon de modifier l’ordre des choses.

Voies aériennes

L’aéroport vu depuis le fjord

L’aéroport qui se trouve à 3 kilomètres au nord-ouest de la ville, permet de relier l’archipel avec Oslo par Tromsø, cinq fois par semaine. L’été, des vols directs sont opérés vers Oslo, Mourmansk et parfois même Moscou. Il y a aussi des vols en provenance de Paris, depuis l’aéroport Charles de Gaulle. L’aéroport a aussi fonction de desservir les autres cités, essentiellement minières ou scientifiques, du Svalbard, que sont Ny-Ålesund, Sveagruva, ou Barentsburg, par hélicoptère.

Réchauffement climatique

Au  l’archipel norvégien du Svalbard, les habitants de Longyearbyen  sont aux premières loges pour observer les changements et conséquences de la hausse des températures.

On voit les montagnes, situées à 60 km de l’autre côté du fjord. Il y a 15 ans, on pouvait les traverser à pied ou en motoneige. Aujourd’hui, l’eau du fjord n’est plus couverte de glace. Et donc il y a des vagues, d’où l’érosion.

Longyearbyen est devenue la ville test du réchauffement climatique dans le monde. Les 2100 habitants ont affronté une température moyenne de -12,7°C. On pourrait trouver cela glacial, mais pas tant que ça. Durant cette période de l’année, il fait d’habitude 3°C de moins dans cette ville qui est la plus au nord de la planète. Dans cette endroit ce genre d’anomalie n’étonne plus personne : il y a maintenant 88 mois consécutifs, donc plus de sept ans, que les températures sont supérieures aux normales saisonnière.

L’Arctique se réchauffe deux fois plus vite que partout ailleurs dans le reste de la planète, c’est au Svalbard que c’est le plus prononcé. En 30 ans, on a constaté une hausse moyenne en hiver de 3°C par décennie. L’écosystème local en est affecté. Si on prends les jeunes morues polaires, elles survivaient en se cachant sous la glace, mais on  n’en voit plus. Par contre, l’été, on voit arriver des morues de l’Atlantique, des cabillauds.

Il y a deux ans, on a même vu des maquereaux dans le fjord. Une espèce qui n’existait même pas dans le nord de la Norvège continentale il y a vingt ans, maintenant elle y est devenue courante.

La fonte des glaces pourrait aussi toucher les centaines d’ours blancs, en effet les emblème du Svalbard, voient leur territoire se réduire.

Les avalanches dévastatrices

En 2015, une avalanche, que l’on peut qualifier d’inhabituelle, en bordure du centre-ville, a causé la mort de deux habitants. Il y a plus de neige sur les montagnes et aussi de plus en plus de pluies, elles forment au sol des plaques de glace, donnant vitesse et puissance aux avalanches. L’air plus chaud apporte plus d’eau.

Ces avalanches ont marqué un changement. Il y a un avant, un après. Cela cause le départ d’habitants de la ville.

Le gouvernement norvégien a commandé une expertise, les conclusions ont été rendues en mars. Un verdict qui a surpris, les plus pessimistes. Le texte recommande l’abandon définitif d’environ 140 habitations impossibles à protéger. Il n’y aurait qu’une quarantaine de bâtiments, en plein cœur de la ville, qui vont pouvoir être épargnés, mais il faudra construire des barrières anti-avalanches.

le pasteur reconnaît, rechercher un nouveau terrain pour le cimetière, l’ancien est en effet menacé par les avalanches l’hiver et les coulées de boue l’été. Ailleurs sur l’archipel, de vieilles tombes de trappeurs ont déjà dû être déplacées du fait de l’érosion.

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